RÉGION CENTRALE-OUEST : LA PASTORALE 2026 LE DÉFI DE LA CONSCIENCE PROFESSIONNELLE DU MINISTÈRE

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« L’appel du serviteur de Dieu est un appel divin, ce n’est pas par un concours de recrutement. Le Pasteur est un don de Dieu pour son église ». C’est par ces vérités fondamentales que le Rév. KEGLO Kodjo Job a secoué les consciences lors de la Dernière Pastorale de l'année 2026 de la Région Centrale-Ouest des Assemblées de Dieu du Togo, tenue du 04 au 06 novembre 2026 au Temple de la Grâce d'AD Kpankissi. Face aux crises de crédibilité qui guettent l'Église, cet enseignement magistral redéfinit

Rev KEGLO Kodjo
Le Rév. KEGLO Kodjo Job s'adressant aux pasteurs en présence des membres du Bureau Régional de la Centrale-Ouest.

Un cadre de redevabilité et d'engagement

Placée sous l'autorité du Bureau Régional mené par le Rév. HUNDJAFO Etsri Kodjo Didier, cette rencontre a débuté par un examen rigoureux des exigences ecclésiastiques et des rapports financiers. Les pasteurs ont été vivement encouragés à se mettre en règle avec les cotisations nationales, notamment les 26 %, les 5 %, les journées, la caisse décès et retraite, ainsi que le soutien aux anciens étudiants de l'IBT. La région a également mobilisé ses ministres pour un appel de fonds crucial prévu le 08 novembre 2026, destiné à soutenir le « Complexe Scolaire La Grâce » de Bassar, matérialisant ainsi la conscience sociale et éducative de l'œuvre locale.

Le diagnostic : Une crise de crédibilité à surmonter

Dans son introduction, le Rév. KEGLO a dressé un constat sans concession : de nombreux serviteurs de Dieu s'éloignent du but ultime du Seigneur, au point de tolérer les faiblesses et les erreurs comme la norme du ministère. Il a défini la conscience professionnelle comme un sentiment interne et un état d’esprit déontologique qui pousse à s'acquitter honnêtement de son travail sous le regard invisible mais constant de Dieu.

S'opposant fermement à la vision profane du pastorat assimilé à une simple carrière professionnelle, l'orateur a rappelé que l'architecte de la rédemption a souverainement sélectionné ses ouvriers par pure grâce avant le commencement des temps. Le pasteur n'est donc pas un salarié en quête de récompenses périssables comme l'argent ou la célébrité, mais un intendant qui rendra des comptes au tribunal de Dieu.

Les dérives qui rongent le sacerdoce
L'enseignement a mis en lumière plusieurs pièges majeurs qui altèrent la conscience du serviteur :

  • La familiarité avec le sacerdoce : Le piège du « laisser-aller » qui transforme le sacré en routine et efface la crainte de Dieu.
  • Le non-respect de la déontologie pastorale : Notamment le refus de se soumettre aux obligations financières envers la hiérarchie.
  • Les guerres de succession : L'orateur a fustigé les tensions destructrices entre pasteurs prédécesseurs et successeurs lors des affectations. Il a dénoncé ceux qui vident les caisses ou tiennent des propos humiliants devant les fidèles, transformant l'Église en un théâtre de rivalités claniques au lieu d'un havre de paix.
  • L'abus d'autorité et l'activisme : La manipulation psychologique des fidèles sous couvert de l'autorité divine, ou la confusion entre la conscience professionnelle et un perfectionnisme maladif qui sacrifie la santé et la famille.

Les piliers de la restauration : Intégrité, excellence et ordre
Pour restaurer la dignité pastorale, le Rév. KEGLO a établi quatre piliers incontournables :

  1. L'intégrité et la fidélité : Le pasteur doit gérer les biens et les âmes avec la stricte conscience qu'ils appartiennent à Dieu. Cela inclut une transparence totale lors des audits, à l'image de Samuel.
  2. L'honnêteté morale et financière : Le refus absolu du mensonge, du compromis ou du détournement des fonds de l'église à des fins personnelles.
  3. La culture de l'excellence : Le refus de la négligence et de la médiocrité. Dieu maudit celui qui fait son œuvre avec légèreté (Jérémie 48:10). L'excellence exige du pasteur qu'il consacre du temps à l'étude, à la lecture de la Bible et à la préparation de messages équilibrés pour nourrir le peuple.
  4. L'aptitude à organiser l'église : Le pasteur est le premier administrateur de la communauté locale et doit assumer la responsabilité de sa gestion. L'orateur a martelé une règle d'or : « La rigueur n'est pas synonyme de dictature ». Cette saine gestion s'accompagne d'une humilité profonde pour accepter les reproches des leaders et apprendre des autres.

Un impact éternel

En conclusion, l'orateur a rappelé que les fruits d'une bonne conscience professionnelle sont d'une douceur infinie : une paix intérieure pour le pasteur, une église solide et confiante, un témoignage puissant qui attire les non-croyants, et l'approbation ultime du Maître : « Bon et fidèle serviteur » (Matthieu 25:21). C'est fortifiés par cette exhortation à servir « de bon cœur, comme pour le Seigneur » (Colossiens 3:23) que les ministres de la Région Centrale-Ouest ont repris le chemin de leurs églises respectives.

De la cellule de communication de la Région Centrale-Ouest.

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